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Natura non facit saltus.
« La nature ne fait pas de saut ». affirmait Leibniz. « Dans tout ce qu'elle opère elle ne fait rien brusquement », renchérissait Lamarck dans sa philosophie zoologique, mais l'évolution s'est avérée procéder par mutations.
Le changement en analyse s'opere-t-il progressivement ? ou par mutations ? Mutation à prendre ici dans son acception de modifications structurales, brusques, globales, plus ou moins inattendues, sinon imprévisibles comme en génétique.
En reprenant la méthodologie de celle-ci, nous l'étudierons dans ses productions monstrueuses, avant de revenir à la cure type, c'est-à-dire sur les mutations structurales du cas Schreber: monstruosité du délire bien sûr, mais, aussi, monstruosité d'une psychose de transfert face aux monstruosités de Flechsig, sourd aux déclarations de Schreber, ce mal aimé.
Certes, il y a lieu de discuter si l'on peut parler ici, déjà, de processus analytique, mais ni Schreber ni Flechsig ne pouvaient encore le savoir.
Et c'est justement du fait de son archaïsme que cette ébauche de transfert caricature les aléas et les risques de toute cure,