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Quelques travaux faits ces dernières années en collaboration avec D. Braunschweig ont fréquemment repris et développé la notion d'une diachronie en deux temps, le deuxième organisant une structure, notion qui se retrouve tout au long de l'œuvre de S. Freud. Ces deux temps séparés incluent de fait un troisième qui les sépare. Transformation d'une diachronie, la structure peut régressivement y retourner. Les réflexions qui vont suivre traitent donc du changement et du conflit œdipien.
La théorie, la technique de la psychanalyse reposent en fait sur l'existence de deux temps, le deuxième conférant son sens au premier, don qui ne peut se faire que grâce à une certaine opposition venant de la période de latence qui se situe entre les deux.
Le rêve se construit de la même façon: à partir de pensées mises en latence qui constituent, selon la métaphore de Freud, l'architecte du rêve, ce dernier reçoit un apport économique de l'inconscient considéré alors comme le capitaliste. Ces associés rencontrent alors une vive opposition des forces chargées de protéger le sommeil. Les travaux de l'architecte et du capitaliste s'en trouvent compliqués: c'est le travail du rêve proprement dit.
Autrement dit, le psychanalyste chargé de parler des changements survenant à l'adolescence a — consciemment ou non — en tête, la connaissance qu'il existe entre la formation du rêve et l'éclosion de l'adolescence des analogies. Ces analogies furent soulignées par Freud quand il démontra la parenté entre la formation du symptôme hystérique et l'élaboration du rêve. Dès la description du cas Emma en 1895, cas où les effets du traumatisme sexuel subi dans l'enfance par Emma ne