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Les quelques réflexions de ce court exposé pourraient contribuer à la discussion sur la problématique de la résistance au changement, surtout au niveau de la « résistance tactique »1 (résistance au processus analytique), suivant l'heureuse distinction que propose D. Widlöcher dans son rapport.
Je prends donc comme hypothèse de base le fait que les premières relations (communications) mère-enfant se passent d'une manière « imageante »: gestes, mimiques, postures, distances, regards, etc.
Ces « images », figuratives au début, deviendront images-signes et seront remplacées progressivement par la parole. Cette parole commence par des expressions symboliques des images-choses ou des concepts élémentaires, parallèlement2 ou alternativement avec les autres expressions langagières citées ci-dessus (gestes, mimiques, etc.).
Un début d'autonomisation de la parole par rapport à l'image se fait au moment où le sujet acquiert la capacité de penser abstraitement (conséquence elle-même de l'acquisition d'une valeur symbolique des mots pour le sujet). Ceci débute au moment où « un fantasme qui réalise une condensation complexe des représentations des choses doit se baser sur les éléments polysémiques qu'une image simple est incapable d'exprimer » (Widlöcher, p. 72, rapport).