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La discussion des problèmes que soulève le très intéressant rapport de D. Widlöcher gagnerait sans doute en clarté si l'on partait d'un minimum d'accord sur les divers sens possibles du terme « structure » en psychanalyse. Widlöcher en donne (p. 53) la définition suivante: « La structure correspond aux lois qui gouvernent la régulation diachronique des pensées. » Il ajoute: « Le modèle correspond à la représentation que nous nous faisons de cette structure. » Ces définitions sont claires, mais brèves. Si Widlöcher lui-même en assure toute sa démarche avec cohérence, je crains que cette cohérence ne se retrouve pas toujours dans nos discussions autour des deux rapports présentés à ce Congrès. C'est que d'autres sens du terme « structure » sont possibles en psychanalyse, et que, à glisser de l'un à l'autre, nous risquons le malentendu.
Il est certain qu'il faut éviter de se perdre dès le début dans les sables d'une définition trop floue. On trouve dans la littérature psychanalytique un certain nombre de travaux qui se référent, sans plus, à une définition assez vague, selon laquelle une structure est « un ensemble organisé de parties interdépendantes ». Une telle définition pose plus de problèmes qu'elle n'en éclaire: car qu'est-ce qu'une organisation, comment concevoir l'interdépendance, et que sont les parties ? De plus, à moins d'admettre que nous pouvons rencontrer des phénomènes posés en droit comme isolés, ce qui n'est guère pensable, il en résulte que tout est structure: c'est-à-dire qu'une telle définition est parfaitement inutile.
On peut cependant énoncer des sens plus précis. J'en distinguerai trois.
En un premier sens, on désigne par ce terme un mode particulier d'organisation du psychisme dans son ensemble, ce mode étant considéré comme caractéristique d'un individu donné. La visée différentielle est ici prévalente, comme le souligne D. Widlöcher dès le début de son texte. Mais la mise en lumière des différences entre individus suppose celle de leurs ressemb