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« Mais un anniversaire, je me dis toujours, c'est une grande occasion, qu'on prend trop à la légère aujourd hui. Quelle occasion à fêter… La naissance ! C'est comme se lever le matin. Merveilleux! Il y a des gens qui n'aiment pas l'idée de se lever le matin. Je les ai entendus. Se lever le matin, disent-ils, qu'est-ce que c'est ? Vous avez la peau rêche, vous avez besoin de vous raser, vous avez les yeux pleins de saleté, la bouche comme des chiottes, les mains moites, le nez bouché, vous puez des pieds, vous n'êtes qu'un cadavre qui attend d'être lavé! Chaque fois que j'entends ce point de vue, j'ai envie de rire. Parce que je sais ce que c'est que de se réveiller avec le soleil qui brille, au bruit de la tondeuse à gazon, tous les petits oiseaux, l'odeur de l'herbe, les cloches d'église, le jus de tomate… »
Nous pouvons dire de l'anniversaire qu'il représente la rencontre parfaitement exemplaire de deux modulations dont l'une, extérieure au moi, appartient au monde objectai, dont l'autre essentiellement signifiée par les instances de la personnalité, est régie par la métapsychologie individuelle : c'est pourquoi l'anniversaire se présente à chacun, qu'il le fête, qu'il l'oublie ou qu'il le dénie, comme un symptôme immédiat de la psychopathologie de la vie de tous les jours. En tant que tel, en tant que signe porteur de sens quotidien et partageant à ce niveau le destin de tous nos actes, il est par essence porteur de ce