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En 1925, Freud, deux ans après la parution du Moi et du Ça, l'œuvre monumentale qui jeta les bases de sa théorie structurale et réexamina en détail sa théorie topographique, publia, avec une élégante concision (cinq pages) la « Notice sur le Bloc magique ». Dans cette note, il décrit presque graphiquement sa conception des systèmes mentaux de base, qu'il avait déjà présentée, en détail, dans le chapitre VII de L'interprétation des rêves et élaborée ensuite dans Au-delà du principe de plaisir1.
Si l'on considère seulement cette « Notice », comme le résumé par lequel Freud illustre tant les systèmes préconscient et conscient que le système perception-conscience qui contient le « noyau » du Moi en développement et possède la capacité de traiter la réalité2, nous sommes amenés à nous demander si cette « Notice » ne serait pas susceptible de constituer un point de départ utile, pour l'examen de ces concepts, à la lumière de plus d'un demi-siècle d'efforts sur la voie brillamment ouverte par Freud.
Le Bloc magique est un curieux dispositif d'écriture, généralement de la taille de l'ardoise utilisée autrefois par les écoliers. De couleur brun foncé, il est recouvert d'une double feuille, l'une de celluloïd et l'autre de papier imprégné de cire et il faut seulement un stylet pour y écrire. Tant que ces feuilles n'ont pas été soulevées, les traces de stylet sont visibles sur la surface de celluloïd brillante. Dans le cas contraire, l'écriture disparaît et on peut réutiliser le bloc. Freud eut quelques difficultés à décrire l'action des parties constitutives de ce