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Voici ce qui annonçait cette conférence sur appareil psychique et transmission de pensée1 :
D'une part : les inventions de Freud quant à l'appareil psychique — une fiction théorique, disait-il, mais étant cependant le résultat d'une évolution historique de l'arc réflexe : tout prendre, tout restituer, même le trauma; ces inventions cernant le travail métapsychologique de la fonction désirante régulent en fait le temps et l'espace où l'on voit déjà jouer le rôle d'excitateur masochique de l'appareil et la provocation masochique du désir (de la pensée désirante) qui n'a pas besoin d'espérance pour se voir « réalisé » comme il en est dans la détresse onirique.
Ce qui s'appelle vœu, désir, pensée, transgresse toute durée comme tout espace : au diable la fiction!
D'autre part (mais non sans rapport avec ce qui précède) : une réserve dite occulte (occultisme) que la pensée idéique intempestive ou simplement intempérante, réduit en signes familiers et étrangers ; par la « télépathie » l'esprit des morts parle à la pensée ; tout devient « esprit ». Bien sûr, ce n'est pas encore « penser », de la pensée interrogeante et méditante!
Comment mieux comprendre les phénomènes illuminants ou altérants des fusions triomphales entre sujet et objet (identifications projectives), les rêveries médiummiques des hystériques, les ravages idéiques de l'obsession, l' « automatisme mental » des psychoses (vol et rupture de la pensée), les délires d'interprétation ou les « pensées paradoxales du normal », ou encore l'écriture automatique des surréalistes, etc. ?
Avec la notion d'appareil psychique, Freud s'est mis au cœur d'un débat gigantesque mais son positivisme demeure ambigu bien que nécessaire. Il faut rouvrir ce débat, devenu trop vite assurance dogmatique, et différencier désir, raison, pensée, afin de mieux comprendre l'illusion de l'esprit dans la pensée.