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Les anciennes théories (Hippocrate, Boerhaave) attribuaient aux phénomènes hystériques une origine franchement génitale : tous les symptômes étaient à point de départ utérin, soit que cet organe fût privé de ses droits, soit au contraire qu'il présentât quelque appétit déréglé. Au demeurant l'hystérique était considérée comme une simple dépravée.
On constata ensuite que les phénomènes génitaux n'étaient qu'une représentation partielle de l'affection, que tous les organes et toutes les fonctions de l'individu pouvaient y participer, parce que les uns et les autres étaient au service d'une constitution, d'un état spécial du système nerveux donnant lieu à des réactions d'un ordre également spécial. Sans perdre de vue les relations qui existent entre la vie sexuelle et les phénomènes psychiques et somatiques, on cessa de considérer l'importance de l'élément sexuel comme capitale.
Il est donc curieux de voir certains auteurs modernes essayer de remettre en honneur la vieille théorie populaire de l'origine purement génitale des phénomènes hystériques. Freud (de Vienne) est venu en effet affirmer l'origine sexuelle non seulement des symptômes hystériques, mais de toute une foule de troubles au cours de diverses autres psychoses. Freud s'appuie sur la psychoanalyse, méthode qu'il emploie en même temps comme un mode de thérapeutique, comme une rééducation de l'état mental des psycho-névrotiques, des hystériques en particulier.
« La suggestion, dit Freud, agit comme la peinture, la psychothérapie comme la sculpture. L'une met des couleurs là où il n'y a rien ; l'autre enlève d'une masse existante tout ce qui est superflu pour créer une forme. La suggestion, au fond, ne s'intéresse pas à la genèse des symptômes morbides et croit pouvoir par la force de quelque chose de surajouté faire disparaître la maladie ; tandis que la psychothérapie par voie d'analyse détruit le superflu ; ayant trouvé la pathogenese du symptôme, elle le détruit. »
Le psychothérapeute ne doit donc pas se cont