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Ni contradiction ni preuve… mais des voies de réflexion peut-être, à partir du texte de Freud : « Communication d'un cas de paranoïa en contradiction avec la théorie psychanalytique. » Parce qu'on peut se demander s'il s'agit bien, dans cette étude, de la même paranoïa que celle où l'homosexualité lui est apparue précédemment comme étant la cause et l'animation du mouvement persécutif. Et ce sera le premier point de notre interrogation. Mais cette manière différente de la paranoïa s'entretiendrait-elle de la même façon à la problématique homosexuelle, qu'il y aurait lieu de se demander si cette dernière ne doit pas être située sur un autre registre. Et c'est ce que nous ferons dans un deuxième temps.
I. — Lorsque Freud aborde, très tôt dans ses réflexions écrites, le problème de la paranoïa, il a déjà évoqué la psychose dans Les psychonévroses de défense, différente en cela des névroses qu'il ne s'agit plus d'une séparation entre l'affect et la représentation, mais d'un rejet de l'un et l'autre, au prix néanmoins d'une rupture, totale ou partielle, avec la réalité attachée à la représentation. Confusion hallucinatoire, telle l'amentia de Meynert qu'il évoquera plus tard, qui échappe, en proportion, à notre problème.
Dans le manuscrit H, en effet, daté de 1895, la paranoïa n'est pour Freud qu'une forme moins radicale de ce rejet, sans rupture cette fois avec l'extérieur, où se trouvent finalement projetés « contenu et affect de l'idée intolérable ». Nous restons là proches de la névrose, à quelque degré de différence dans la défense. Et pas très loin même de « la projection normale » de ce qui est ressenti au-dedans, à ceci près que ce que perçoit autrui de nos émois reste seul en scène, sans plus de conscience des modifications intérieures qui en sont l'origine.
Et puis, il y eut Schreber. Et l'homosexualité qui venait constituer