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Dans ce cas de paranoïa en contradiction avec la théorie psychanalytique (1915), nous ont principalement retenus les propos qui concernent la scène primititive, introduction à l'imagerie si connue de l'Homme aux loups, dont l'écriture est contemporaine de la publication de ce cas. Considérant que le lecteur a présent à l'esprit le texte qui nous intéresse, nous n'en rappellerons pas la trame.
La plaignante imagine donc que lors d'une deuxième visite chez son ami, celui-ci a fait prendre à son insu des photos de leurs ébats, et cela à partir de deux éléments : d'une part, un bruit — réel ou imaginaire — attribué à la pendulette posée sur le bureau devant la fenêtre, d'autre part, la rencontre dans l'escalier, à son départ, de deux hommes qui portaient un paquet qu'elle a ensuite assimilé à un appareil photographique. Elle rapproche ces deux éléments — l'entendu et le vu — et conclut qu'elle avait perçu le déclic d'une prise de clichés alors qu'elle était avec son ami. Ces hommes rencontrés « chuchotèrent » à sa vue. Ce fait se rapproche directement de la fantaisie qu'elle avait imaginée le lendemain de sa première visite à son ami : ce jour-là, sur leur lieu commun de travail, elle avait vu son ami « faire une communication relative au service » à sa supérieure hiérarchique, le substitut maternel. Déjà alors, « tandis qu'il parlait à voix basse » avec elle, était née chez la patiente la certitude qu'il lui donnait communication de sa visite de la veille.
Freud rapproche la deuxième scène — celle des deux hommes — de la première. Elles sont toutes les deux aussi contraignantes; la deuxième réitère la première, qui évoquait « l'idée d'une relation amoureuse entre l'homme aimé et la vieille supérieure élue comme substitut maternel ». Freud ajoute aussitôt : « L'observation du commerce amoureux entre les parents est une pièce rarement manquante dans le trésor