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Je ne rendrai pas compte au sens habituel du terme de ce quatrième ouvrage de Jean Laplanche récemment paru après L'Angoisse (I), Castration-Symbolisation (II), La Sublimation (III), car les travaux de Jean Laplanche sont suffisamment connus sans qu'on oblige le lecteur éventuel à s'y plonger. Disons que cela va de soi qu'un psychanalyste lise ces ouvrages et plus particulièrement ce dernier.
Je veux simplement aligner ici les réflexions qu'a provoquées en moi ce livre remarquable.
L'essentiel est « posé » dès le départ et se prolongera dans la suite des cours, car ce sont des cours : une référence à l'inconscient.
J'ai tout de suite envie de retourner l'enjeu de la question : s'il y a une référence à l'inconscient c'est que l'inconscient a un pouvoir de référence et quel que soit le « X » dont on l'habille, il est un référent puisqu'il est mis à « l'épreuve dans la pratique et la théorie » (sic).
Laplanche, bien sûr, problématise cette référence, comme il a problématisé la castration ; la castration réfère à la séparation.
La question est posée, nous référons à l'inconscient ; mais lui-même à quoi réfère-t-il ? La notion de référence est-elle, ici, adéquate ? La castration est une théorie sexuelle infantile… et… l'inconscient ne serait-il pas lui-même une théorie sexuelle, infantile, primitive, du monde dans son apparent non-rapport avec le monde ?
Avant d'être une séparation d'avec le monde, d'en être son oubli négatif, n'est-il pas autre chose qu'un pur système de non-conscience ? Question, en effet, à poser. L'inconscient n'est jamais en « personne » : bien ! Mais il peut être un « revenant » (ceci est la reprise par Laplanche des arguments de Freud) : tiens, ce retour serait-il l'inattendu ?
L'inattendu de son réel pouvoir : de son réalisme ontologique. On ne s'y réfère pas pour le plaisir de la spéculation, de la réflexion, du goût d'une construction cohérente, etc., et toute psychologie à la 1re personne est lacérée, transpercée, déjouée… Si ce n'est pas le « sujet