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C'est ainsi que je les appelle. Ce sont les Cahiers de l'Association de Santé mentale du XIIIe arrondissement de Paris1. Les deux premiers numéros traitent du clivage du Moi et de la négation. Les principaux collaborateurs de cette Revue, dont la direction est assumée par Evelyne Kestemberg, sont Alain Gibeault, Benno Rosenberg, René Angelergues, Colette Guedeney (pour ces deux numéros plus particulièrement) et Evelyne Kestemberg elle-même.
Je ne veux pas rendre compte du contenu de tous les articles, ce serait d'ailleurs tâche impossible. Je veux d'abord saluer la parution de ces Cahiers, remarquables, et engageant la psychanalyse dans une véritable voie de recherche et d'interprétation. Le souci théorico-clinique y est constant et quoique le point de départ soit toujours une lecture interprétative, du texte et de la pensée de Freud, jamais il n'y est question de freudisme, mais de psychanalyse issue de Freud. Donc, nul dogmatisme !
Si je tiens à parler de ces deux numéros — le 3e n'étant pas moins intéressant, s'intitulant « Le personnage tiers » —, c'est qu'ils m'ont permis de réfléchir à nouveau sur les deux thèmes conjugués, le clivage du Moi et la négation. Ils paraissent bien en effet indissociables comme le souligne Benno Rosenberg, la négation dénégative attribuée au conflit névrotique, la négation de déni attribuée au conflit psychotique (quand la psychose est encore conflit et non plus solution, « guérison ») ; grâce à tous ces auteurs cités, j'aimerais évoquer des pensées nécessaires et des pensées plus libertaires.
En raison de l'appel à Kant, que fait Gibeault, je souhaite tenter, en ces quelques lignes, le risque d'une tenue exhaustive de la pensée devant ce qu'il est convenu d'appeler le « négatif » et le néant.
L'Occident, dans son ensemble, s'est toujours mal « dépatouillé » devant l'affaire du négatif. Une emphase dialectique s'est emparée du penser et du vivre quand l'idéologie s'est mêlée à la pensée du néant et du non-être. La dialectique hégélienn