You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le compte rendu du Congrès figure en italiques dans le texte. Il a été rendu possible grâce à notre équipe de secrétaires de séance. Il est bien évident que l'on ne peut attendre de leurs notes et résumés une fidélité absolue. Nous intercalons les textes qui nous ont été envoyés après le Congrès. Je remercie tous ceux qui ont fait un effort considérable pour résumer leur pensée (Pierre Luquet).
Secrétaires de séance de ce Congrès : Augustin Jeanneau, Pearl Lombard, Jacqueline Miller, Roger Perron, Denise Weill.
Vendredi 5 juin 1981
Raymond Cahn, président de la Société psychanalytique de Paris, ouvre la séance par une allocution qui est aussi une intervention.
Ce qui rassemble les analystes, mais souvent aussi les déchire, c'est bien une seule et même exigence, celle de la vérité. Pourtant, nous en étions déjà convaincus, bien avant Bion, que celle-ci était à jamais inconnaissable. Les définitions du vrai, dans les meilleurs dictionnaires, le font glisser entre nos doigts. Que l'on invoque le consentement universel, la théorie de l'évidence ou celle de la « convention », le critérium de la convergence intellectuelle ou sa définition pragmatique par le succès, elles se réduisent toutes à des hypothèses philosophiques sur la théorie de la connaissance ou même sur l'épistémologie proprement dite. Il nous faut donc nous résigner à ces formules en usage dans nos milieux, aussi convaincantes au demeurant que vagues dans leur contenu, à savoir que toute interprétation pertinente véhicule « de la vérité » ou comporte « des effets de vérité ». L'amour de transfert, Freud l'avait souligné, est aussi vrai que l'amour tout court, comme est vrai, et plus vrai encore, en dépit du caractère apparemment illogique de cette formule, que cet amour est voué à un autre destinataire. De