You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
J'ai admiré la construction du Rapport de mes amis Florence et Jean Bégoin. La progression mesurée de leur art que je qualifierai de dramaturgique m'a tenu en suspens : le long « tempo » nuancé de leur cadrage historique (première et deuxième partie) amène habilement par flashs successifs le dévoilement courageux et sans réserves de leur technique sûre d'elle-même (troisième et quatrième partie), pour culminer à l'effet de choc final où le « catastrophique » en vient à se substituer à la clinique de l'intégration dans cette « épreuve du feu » qu'est pour eux le travail du psychanalyste et qui ne trouverait donc son terme qu'… « avec la Mort » (dernier mot de leur rapport écrit) !
Peut-être pourrait-on cependant considérer que leur présentation historique aménage facticement une place par trop attendue… pour le nécessaire avènement de M. Klein ? Ce retour en force de Melanie Klein parmi nous1 par l'entremise de nos rapporteurs — treize ans après la présentation critique que j'avais ainsi intitulée à l'occasion de la traduction française de ses principaux ouvrages — donne en effet un éclairage net et précis : tant sur l'irremplaçable acquis positif concernant ses importants approfondissements théoriques, que sur les anciens désaccords fondamentaux concernant sa méthode d'investigation et sa technique.
Ce sera donc surtout la conception du « travail du psychanalyste » de F. et J. Bégoin qui suscitera mes réserves jusqu'à des divergences radicales.
Entre autres différences, au-delà de l'absence d'intégration de la relation transférentielle ou de celle d'un « travail » au niveau des investissements