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Le très intéressant rapport de Florence et Jean Bégoin ne peut manquer d'interroger le psychanalyste d'enfant. La lecture du cas du petit Hans que les auteurs proposent, est particulièrement originale. Aussi sémiotique que psychanalytique, elle vise à percer les racines inconscientes d'un matériel surélaboré à divers niveaux : le journal du petit Hans tenu par ses parents, les interprétations données par son père, les interprétations données par Freud directement sur le matériel rapporté par le père, les interprétations conseillées par Freud, le compte rendu écrit par Freud de cet ensemble complexe, toutes ces couches interactives font l'objet de l'investigation attentive des auteurs à propos de ce que Freud décrit ou écrit, ils n'hésitent pas à nous faire part des divers éléments transférentiels et contre-transférentiels qui agissent, selon eux, sur les protagonistes de cette tranche de vie qui a pris parfois l'allure d'une psychanalyse.
En dépit de la difficulté à démêler l'écheveau de ces diverses couches, Florence et Jean Bégoin pensent pouvoir décrire les fantasmes inconscients de Hans et les projections de son self primitif. Ils donnent là, me semble-t-il, un exemple de leur pratique de l'analyse et se situant du côté des auteurs post-freudiens qui se réclament de Melanie Klein, en particulier W. Bion, H. Segal et D. Meltzer, ils montrent bien ce qu'on peut attendre de cette approche technique particulière.
Sur le chemin de l'organisation de la vie fantasmatique, j'ai pourtant quelque mal à les suivre. Pour faire part de ces difficultés, ce que je voudrais tenter dans les limites de cette communication, je lirai le rapport de F. et J. Bégoin en quelque sorte à l'envers pour aboutir à une discussion sur le jeu de la bobine.
Vers la fin de leur rapport (p. 89), ils citent D. Meltzer parlant de la