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Devant un rapport si riche et si orienté, me voici ambivalent, à la fois gratifié par l'énorme effort d'une saisie documentée du travail de l'analyse dans la « cure », avec beaucoup de points de convergence et surpris et réticent devant une activité où je me reconnais mal. Apporter une autre formulation sur la question sera le travail du Congrès, sans aucune mesure avec l'étendue d'une communication, aussi me bor-nerai-je à poser certaines questions qui me sont venues à l'esprit pour introduire la discussion.
Est-ce que les auteurs n'ont pas désiré présenter et défendre une école allant de M. Klein à Meltzer, à Bion et à eux-mêmes, au-delà de leur vécu propre ? Cela nous amène à poser la question des écoles en psychanalyse quelles qu'elles soient. La vérité n'est-elle pas une ?… N'avons-nous pas intégré bien des connaissances venant de M. Klein et de certains de ses élèves ? Pour cela doit-on être « kleinien » ? Ce qui ne serait pas être « freudien » ? Devons-nous tout accepter d'un auteur valable ?
Doit-on laisser sous-jacente, malgré les formules de style (positions, défenses contre, etc.), l'idée que les structures psychotiques précèdent toujours les structurations névrotiques ? J'ai constamment défendu l'idée d'évolution parallèle faussée précocement et nécessitant une régression profonde pour que le développement reprenne à travers des relations d'objets modifiées. N'y a-t-il pas hétérogénéité entre névrose et psychose ? Certains mécanismes ne se trouvant que dans les psychoses ? Une fois réalisée par une intégration faussée, une névrose obsessionelle ne constitue-t-elle pas une déformation mentale structurale ? Des mécanismes obsessionnels ne constituent pas des positions et ne font pas partie intégrante de l'évolution : il est justement nécessaire de distinguer les mécanismes anaux d'intégration des mécanismes obsessionnels.