You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le sujet choisi par les rapporteurs a renouvelé mon intérêt pour certains aspects du travail du psychanalyste. Ils nous rappellent que Freud, après la fameuse comparaison du psychanalyste avec le miroir, avait défini l'analyse comme une « communication » entre deux personnes et précisé que le but thérapeutique ne devait pas céder le pas aux autres intérêts. Nous partageons tous, du moins je le suppose, le premier principe éthique qu'il a énoncé et qui repose sur la véracité. Selon les auteurs, soulager la souffrance psychique à l'aide de l'interprétation constitue le second principe. Si mon accord est franc lorsqu'il s'agit de patients névrosés, il est plus nuancé concernant des cas plus complexes et cesse en ce qui concerne le bien-fondé général de la précocité et de la multiplicité des interprétations. Le silence peut être un élément fécond s'il est ouverture, accueil, porosité au langage et aux affects de l'autre, écoute aux rythmes qui permettent l'élaboration des mouvements contre-transférentiels, indispensable au travail associatif qui utilise la fantasmagorie particulière imprimée par chaque patient au vécu de l'analyste en séance.
L'effet thérapeutique se trouve lié à deux éléments relationnels, le transfert et la relation (qu'on peut aussi appeler « transfert de base »).
Il est superflu de définir ici le Transfert et les résistances par le transfert et au transfert, dont l'analyse hic et nunc constitue le corps même de la technique analytique. Dans les cas les plus purs, il arrive que le patient fasse son analyse « tout seul », ou presque, l'analyste ne faisant que veiller au maintien du processus analytique, la guérison survenant « de surcroît »… C'est ainsi que François Roustang a pu écrire qu'en fin d'analyse : « … l'analysant s'aperçoit que le ciel est vide, qu'il n'y a aucun pouvoir si ce n'est en lui-même, qu'il n'y a rien à