You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
On ne peut que savoir gré à Florence et Jean Bégoin d'avoir suscité, au-delà d'une langue freudienne et d'une langue kleinienne, l'intérêt pour le langage de l'inconscient, mais je ne suis pas sûr que nous ayions des chances d'y parvenir si l'approche proposée visant à la conciliation de l'infantile et de l'adulte ne les amène à mettre l'accent sur les divers niveaux du fonctionnement mental, sur la valeur du préconscient et de son langage, et cela non seulement pour la théorie mais dans la technique.
Aussi l'au-delà des langues ne peut qu'être référé, dans le langage de l'inconscient, au registre de ce qui éclaire mais aussi ordonne l'avènement du registre des identifications dans celui des investissements de désir, à savoir au complexe de castration tel que Freud l'a interpellé toute son œuvre durant, non sans malaise.
Il est donc quelque peu hâtif de vouloir radicaliser la différence des deux topiques freudiennes pour n'en privilégier qu'une, en l'occurrence la seconde topique, plus apte nous est-il dit, à traiter des investissements et identifications d'objet notamment partiels. C'est alors qu'à banaliser la démarche freudienne, obstinée bien que perplexe, instaurant le complexe de castration (au cœur du complexe paternel) comme un véritable trait d'union et barre de soutènement des deux topiques (du Petit Hans aux œuvres terminales dites culturelles en passant par Totem et Tabou, L'Homme aux loups et les articles 1923 à 1925), l'on se prive de comprendre la fonction, vivifiante dans la théorie psychanalytique et féconde pour l'interprétation, du préconscient et de la dynamique régrédiente-progrédiente des pensées latentes. « Travail » à partir des investissements hallucinatoires de désir, tels que les engage, pour une reprise après-coup, le fonctionnement mental autoérotique du patient et de son analyste, corrélatif des inéluctables désinvestissements objectaux endeuillant inlassablement le transfert, et venant ainsi assurer la relance identificatoire. Car ce mou