You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
J'ai beaucoup apprécié et admiré le rapport de nos amis Florence et Jean Bégoin. J'aimerais leur demander leur opinion sur quelques observations que je ferai à propos de la façon dont les auteurs kleiniens interprètent les rêves ; nous faisions déjà Carolina Zamora, Mme Teresa Ruiz et moi-même ces observations dans le rapport de Madrid.
Michel Fain indiquait hier la façon classique d'interpréter les rêves, à savoir refaire le chemin du travail du rêve à travers des associations libres pour accéder au contenu latent à partir du contenu manifeste. Il me semble que les kleiniens interprètent très souvent les rêves d'une autre façon. Ils voient dans le contenu manifeste l'expression du fonctionnement de la structure et de l'appareil psychique, ce qui constituerait, au fond, un autre contenu latent. Pour y accéder, ils le font directement, sans associations libres.
Au fond, Freud tient déjà compte de cette façon de faire, quand il parle du phénomène fonctionnel de Silberer. Ce point est déjà développé dans notre rapport (chapitre C « Contenu manifeste », chapitre E « Reconstruction »). Les brefs exemples que nous y donnons illustrent bien mes propos.
Dans Introduction of the work of Melanie Klein, chapitre « Phantasy », pages 7 et 8, Hanna Segal rapporte un rêve d'un malade où une petite fille, assise par terre, coupe du papier avec des ciseaux. Ce qui est une expression de splitting.
Dans un rêve de l'une de nos analysées, la malade découpe aussi du papier avec des ciseaux. Par des associations libres, nous arrivons à un contenu latent (fantasmes masturbatoires) et à des reconstructions (souvenirs infantiles). Au cours de la discussion qui a suivi mon intervention, le Dr Pérez Sánchez signale que je reprochais aux kleiniens de ne pas faire d'associations dans l'interprétation des rêves. Je crois qu'il ne m'a pas bien compris. Je voulais indiquer deux façons d'interpréter le rêve ; la classique, avec associations libres, et une seconde, sans associations libres. Dans cette d