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Le thème de ce groupe, animé par André Haynal, James Gammil, Annie Anzieu et Jean Guillaumin, était : « Les diverses formes du travail du psychanalyste sur le rêve. » Plusieurs points de vue intéressants ont été abordés, à partir de matériel clinique apporté tant par les animateurs que par les participants. De cet échange très riche pour sa part elle a dégagé trois points. Le premier concernait la fonction d'intégration du rêve, fonction qui peut être entravée dès qu'elle devient une menace pour l'intégrité psychique dans la mesure où la prise de conscience de certains aspects de la psyché serait dangereuse pour le Moi, ceci d'autant plus lorsque l'on constate une fragilité narcissique de base. L'incapacité ou le refus d'association serait dès lors à considérer comme une tentative plus ou moins réussie d'isolation.
Le second se rapportait à l'utilisation du rêve plutôt que de considérer celui-ci comme mensonge, l'accent a été mis sur son utilisation qui, elle, serait mensongère.
Le troisième soulignait l'intérêt de l'élaboration du vécu contre-transférentiel par rapport à la thématique du mensonge. Elle a apporté sur ce dernier point une note très brève, pour marquer son accord avec ce que Jean et Florence Bégoin et Jean Guillaumin à leur suite ont remarqué au sujet de la demoiselle, relation de Freud, et de la demoiselle de 1920. La question qu'elle a posée est la suivante : Qui ment ? A qui ? Et à quoi ? Sollicité au niveau du contre-transfert, l'analyste pensant que tel patient est en train de mentir ; ne projette-il pas en effet une part de contrevérité dans ledit patient ? Dès lors ne se ment-il pas à lui-même, déniant ainsi un aspect du contre-transfert destiné à rester aveugle ? Elle se demande s'il n'y aurait pas intérêt quelquefois à interroger les effets de l'identification projective ne serait-ce que pour la différencier de ces aspects dits normaux, pathologiques ou intrusifs ? Mais cette fois du côté de ce qui se passe chez l'analyste.
Gammil ajoute aux pro