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André Green a animé très vigoureusement ce groupe. Partis d'une réflexion sur le titre, ils se sont interrogés sur ses termes dans une perspective proche de celle que Jean Guillaumin vient d'énoncer à propos de la technique et de la théorie. Tout d'abord que veut dire modèle ? Est-ce ce qui guide le travail de l'analyste ? un modus operandi ? Il est bien évident que la technique n'a de sens que si elle est appuyée sur une théorie de la technique et au-delà de la théorie tout court. On a donc en première approche redéfini le modèle comme un simulacre, la proposition était d'André Green, c'est-à-dire comme la représentation simplifiée d'un système de fonctionnement qui n'est autre que l'appareil psychique lui-même. Ils se sont ensuite demandé ce qui validait une théorie. Premier critère : c'est que ça marche, ça permet de prévoir, de comprendre, voire d'atteindre des buts qu'on s'est proposé. Ce qui amène à la question des critères du vrai, discutée par ailleurs surtout au niveau théorique. Qu'est-ce qui valide une théorie par rapport à une autre, la question reste entière.
Deuxième remarque, un modèle théorique vise à la cohérence et toute théorie est réductrice parce qu'elle construit des représentations. Par nature c'est un modèle simplifié. Il combine des représentations tout en réduisant. Y a-t-il alors en psychanalyse, une ou des théories ? La plupart d'entre nous paraissent souhaiter qu'il y en ait une avec des variantes. Ces préalables à la discussion, au-delà de simples problèmes de définition de termes, ont posé des problèmes épistémologiques redoutables, car ce qui est en cause, c'est le mode de production de la connaissance chez l'analyste, qui tente de comprendre ce qui se passe et sans doute chez l'analysant lui-même qui tente de se comprendre.
Dans cette démarche, comment travaillent les deux appareils psychiques et comment parviennent-ils à cheminer ensemble, à travailler en correspondance. Comment se créent entre eux les décalages et comment se réduisen