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Le point de départ de cette réflexion sur les relations entre négation et perlaboration (durcharbeiten, working-through) est double : d'une part le Rapport du présent Congrès qui expose largement les écrits de Freud sur la perlaboration, mais qui évoque aussi par son titre même (Le travail du psychanalyste) la notion psychanalytique de travail, dont la perlaboration est une des modalités ; d'autre part, ce sont les recherches sur la négation, faites dans le cadre du « Centre de Psychothérapie et Psychanalyse » du XIIIe arrondissement1, à l'occasion desquelles il m'est apparu que cette relation entre négation et perlaboration, bien que seulement implicitement présente dans les écrits de Freud, est fondamentale et éclairante pour la compréhension du concept de perlaboration.
Freud n'a pas écrit beaucoup sur la perlaboration, mais elle lui apparaissait essentielle à la compréhension de la capacité modificatrice de la cure, ainsi que de la spécificité du processus analytique : « Cette perlaboration des résistances peut, pour l'analysé, constituer, dans la pratique, une tâche ardue et être pour le psychanalyste une épreuve de patience. De toutes les parties du travail analytique, elle est pourtant celle qui exerce sur les patients la plus grande influence modificatrice, celle aussi qui différencie le traitement analytique de tous les genres de traitements par suggestion »2 3. D'autre part, la notion de perlaboration garde pour Freud son importance, même après les changements théoriques opérés autour de 1920, puisqu'il reprend cette notion en 1926 dans Inhibition, symptôme, angoisse. Mais ces changements se font sentir dans la présentation de ce concept, puisque d'une part, la perlaboration lui paraît répondre à la « résistance du Ça », ce qui veut dire qu'il l'introduit dans le cadre de sa nouvelle topique, et que, d'autre part, il l'oppose à la répétition, ce qui, en soi, n'est pas nouveau, mais qui prend un sens renouvelé, puisque, comme on le sait, la répétition joue u