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Rarement un rapport de Congrès a suscité autant d'intérêt et est apparu aussi vivant, grâce en particulier à la passion de l'analyse qui anime Jean et Florence Bégoin et qu'ils ont su transmettre aussi bien dans leur travail écrit que dans leurs communications orales tout au long du Congrès. Si c'est un intérêt commun pour l'analyse qui m'amène à souhaiter écrire ici, le titre même de cette contribution indique que c'est dans une direction sensiblement différente que je m'orienterai.
Je voudrais mettre l'accent davantage que ne m'ont paru le faire les auteurs du rapport, sur les relations, étroites par moment, qui existent entre les problèmes de technique psychanalytique et l'inconscient du psychanalyste ; c'est-à-dire avec ce qu'il est plus communément convenu d'appeler le contre-transfert. Celui-ci entendu aussi bien dans un sens premier et restreint « d'influence exercée par le patient sur les sentiments inconscients du psychanalyste » (défini par Freud dans la Technique psychanalytique, 1910) que dans l'acception élargie qui lui a été donnée plus récemment (dans les écrits psychanalytiques tels que ceux de Michel Neyraut). Dans cette acception, débarrassée de sa connotation péjorative, on peut comprendre le contre-transfert comme la matière première et la source, non seulement de la capacité d'interprétation du psychanalyste mais aussi de tout son travail psychanalytique.
Pour illustrer mon propos, à la suite des rapporteurs du Congrès et de Jean Guillaumin (dans sa communication prépubliée) je ferai un retour à Freud et je reviendrai sur les deux seules analyses de femmes dont Freud a donné un compte rendu complet : Dora et La psychogenèse d'un cas d'homosexualité féminine. Je m'arrêterai plus particulièrement sur l'incidence dans la marche, la conduite et l'interruption de ces cures, des positions contre-transfé-rentielles de Freud, en choisissant celles dont le sens m'a paru avoir été jusqu'ici laissé dans l'ombre.
Je ne m'étendrai donc pas longuement sur les po