You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Si l'après-coup rassemble ce qui n'avait été que confusément perçu d'une situation dont les éléments se trouvent désormais liés par l'information sexuelle et la menace de castration, il se peut tout aussi bien que la réanimation de la scène incomprise ne fasse que rappeler l'impuissance vécue jadis en présence de l'indicible. Plus qu'à désigner la peur en précisant ses contours, l'image qui prend sens alors en appellerait, au contraire, à un danger qui ne lui appartient pas vraiment. Peut-on cependant concevoir que la représentation soit à l'origine du malaise sans pourtant en être la cause, sauf à situer la souffrance au point invisible où le moi défaille au regard des objets ?
Il faut dire que du refoulement hystérique à la décharge hallucinatoire du rêve, ce sont bien les avatars de la représentation qui inspirèrent les premiers travaux de Freud. Mais, dans le même temps, de L'Esquisse au chapitre VII, ses recherches ne pouvaient se soustraire, disait-il, à l'hypothèse « touchant la structure et le fonctionnement de l'esprit dans son ensemble »2. Il n'en demeure pas moins que l'appareil psychique qui devait ainsi présider au déroulement des séquences temporelles serait construit dans l'espace comme un instrument d'optique dont les lieux, pour virtuels qu'ils soient, s'orienteraient à partir du point focal où se forme l'image. Cela ne suffirait pourtant pas, car si l'animation de cet appareil et son organisation dépendaient moins de lois indifférentes que de la singularité des représentations dont il était le théâtre et du vécu intérieur sur lequel il réglait sa marche, il devenait inéluctable que la réflexion freudienne en fût conduite à introduire le narcissisme.