You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Si on admet l'après-coup comme la thématique essentielle de la bipolarité dans le temps, fondative du traumatisme, on est alors livré beaucoup plus qu'à un « déterminisme » mécanique, à un déterminisme plus subtil, de fonction, stochastique2, conjectural, aléatoire. L'individualité non seulement module le spécifique, mais dans l' « engrammation » peut en détourner toute signification préétablie. Si c'est le rêve qui est traumatique, ou le processus primaire posthume (cf. L'Esquisse de Freud), c'est cependant le rêveur qui élabore sa propre grammaire (sic Freud), son propre « gramme » (engramme et programme).
On ne rendra jamais assez à l'aléatoire ce qu'on lui doit. Aussi coupables sommes-nous devant ce qui nous précède, nous détermine, c'est-à-dire aussi défendus devant l'intrusion d'un signe immémorial, nous n'en sommes pas moins responsables devant le sens après-coup.
Jung avait tout simplifié avec la signification rétroactive ; avec le signifiant, Lacan idem.
C'est bien parce que Freud, en neurologue, a été attentif au premier mensonge hystérique (le Proton pseudos) qu'on ne peut plus parler après lui de cerveau sans pensée, de pensée sans autrui. Le traumatisme de l'après-coup nous convainc de la présence de l'autre et de son inéluctable nécessité.
Je ne sais pas si les « mécanismes cérébraux » de la pensée peuvent s'ajouter à la neuro-physiologie inventée par Freud dans L'Esquisse ou le projet pour une psychologie scientifique mais je sais que parler en termes de méta-structure (méta comme après et à travers) rend compte de l'impossibilité, en dehors du positivisme logique, de s'en tenir à la seule structure. Idem pour le langage ; nous ne sommes, parlants, que méta-langage, figures non linguistiques du langage.