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La question de la technique dans la psychanalyse des enfants ou de la psychothérapie faite par des psychanalystes est une question difficile dont on continue à reformuler les principes.
M. Klein a ouvert dans ce domaine un champ d'action et de recherche considérable, en nous faisant comprendre la valeur associative du jeu des enfants. Si l'on a pensé que le jeu pouvait être aisément réductible au rêve et au fantasme, et montré qu'on pouvait interpréter précocement, et dans l'immédiat, rêve et fantasme, ne faut-il pas aussi respecter ce qui est « travail psychique », c'est-à-dire Élaboration en formation, même, et surtout, chez un jeune enfant ? L'inconscient de l'enfant est-il aussi proche qu'on a bien voulu le dire ?
Avant d'interpréter — technique des interprétations — n'y a-t-il pas, par les soins et la présence attentive renouvelée du thérapeute, nécessité qu'une Élaboration préconsciente ait lieu ? Ce débat, objet de controverses entre M. Klein et A. Freud1, a Été depuis repris et parfaitement Éclairé par R. Diatkine et J. Simon2.
Il y a des interprétations en paroles, en phrases, celles qu'on souhaiterait toujours avoir. Mais il y a aussi des interprétations en actions, choisies parce qu'elles ne sont pas encore formidables en paroles, en phrases, et qui, explicitées dans un registre non encore recevable, obligeraient l'enfant à faire une avancée psychique (d'adulte) qu'il n'est pas capable de faire (séduction et traumatisme). Il est en effet facile à l'adulte de faire l'enfant, et à l'enfant de présenter à l'adulte une image qui convienne à celle qu'attend de lui, l'adulte.
Ces interprétations en actions semblent avoir la même valeur