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Nous avions peine à croire qu'un clairon de Saint-Cyr fût changé en clavecin de Diderot, un général de tombola en Ganymède, même aux yeux de témoins visionnaires. C'était compter sans les recettes, dispensées par le guide-âne, à qui prépare les grands crimes.
Sa vie durant, Freud assignera au rejet de la réalité par l'appareil psychique le fondement même de toute psychose. Elle constitue l'issue d'un conflit entre le moi et le monde extérieur1, de par une frustration qui « vient toujours, en dernière analyse, du dehors ». Le rejet de l'objet externe et interne peut être total, comme dans « l'hébétude affective de certains schizophrènes », ou partiel, comme il apparaît de façon plus affirmée dans sa toute dernière conception métapsychologique de la psychose, faisant coexister au sein d'un moi clivé une attitude tenant compte de la réalité et l'autre qui « détache le moi de cette dernière ». Dans un cas comme dans l'autre, la folie y est employée comme une pièce qu'on colle là où initialement s'était produite une faille dans la relation du moi au monde extérieur. La conséquence mérite d'être attentivement méditée : « Si la solution du conflit avec le monde extérieur ne nous apparaît pas encore avec plus de netteté qu'elle ne le fait maintenant, c'est que dans le tableau clinique de la psychose les manifestations du processus pathogène sont souvent recouvertes par celles d'une tentative de guérison ou de reconstruction. »
A cette perspective structurale, Freud a bien ajouté la dimension