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Le 34e volume (1979) de la Psychoanalytic Study of the Child, comme les précédents, confronte l'enfant reconstruit par la psychanalyse et celui de l'observation directe. Dans le passé, certains auteurs de cette revue avaient maintenu fermement ces deux points de vue à la fois, mais les contributions les plus intéressantes de cette année optent nettement pour l'un ou pour l'autre.
Certes, les récits d'analyse contenus dans ce recueil mettent en relation le travail analytique avec des connaissances acquises par l'observation d'autres sujets ou avec des faits remarquables rapportés au préalable par des tiers. Mais dans chacun d'eux, le lecteur trouve un matériel détaillé dans lequel ces faits bruts prennent des significations multiples avec le déroulement de la cure jusqu'à s'intégrer complètement à l'histoire interne du patient. C'est en tant qu'analystes que les auteurs prennent position dans les questions qu'ils examinent et discutent la littérature anglo-américaine généralement abondante consacrée au même thème.
Lopez et Kliman [2] demandent si l'on est en droit de parler de « travail de deuil » chez un enfant de quatre ans. L'analyse dure deux années, à cinq puis trois séances par semaine. Incapable d'en faire le deuil spontanément, leur petite patiente élabore la perte de sa mère grâce à la cure. Les circonstances de celle-ci (un suicide par défenestration) sont rapportées à l'analyste avant le début de la cure par des collègues. Ces détails jouent un rôle important, mais non décisif, dans l'organisation du matériel et les interprétations.
De même, Laurie Levinson [3] est informée par la mère de la vie familiale agitée que connaît sa petite patiente, Amy, une fillette de six ans. Elle discute les rapports réciproques chez celle-ci du conformisme, du faux self et du « caractère comme-si ». Comme beaucoup d'enfants élevés dans une famille où se combinent frustrations précoces et excitation sexuelle intense, Amy parle et se comporte comme une adulte, y compris dans son