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Mes chers Collègues,
Le XLIIe Congrès des Psychanalystes de Langue française ouvre ses portes aux problèmes difficiles et conjoints que nous posent le fétichisme et la perversion.
A tout seigneur, tout honneur, au nom des congressistes réunis aujourd'hui à Montréal, nos remerciements iront en premier aux rapporteurs, Robert, Ilse Barande, André Lussier, et, à travers eux, tous leurs prédécesseurs. Déjà depuis pas mal d'années, les rapporteurs francophones, ou sachant le français, de notre Congrès, ont constitué une œuvre variée dont la valeur scientifique constitue un précieux outil de travail.
Je serai bref, le temps étant suffisamment compté aux congressistes 82 pour profiter du long labeur que leur ont consacré les rapporteurs. Je suis heureux de me retrouver aujourd'hui en compagnie de nos collègues de Montréal dont j'ai eu, comme beaucoup d'entre vous, l'occasion d'apprécier la compétence, l'amabilité, l'hospitalité ; heureux également d'assurer la co-présidence avec Roger Dufresne qui, secondé par le Comité canadien d'Organisation du XLIIe Congrès, a assuré le cadre nécessaire à nos échanges.
Les sujets qui vont être discutés ne sont pas sans relation avec certaines difficultés qui se manifestent actuellement en Europe, je pense notamment aux obstacles que rencontrent nos collègues arrivés au terme d'une longue formation pour exercer leur pratique. Robert et Ilse Barande ont discuté de la métapsychologie particulière construite autour d'un patient potentiel qui s'en trouve par là même éloigné de la cure psychanalytique. Ne contribuons-nous pas quelquefois à écarter de la pratique de ces collègues qui se trouvent à l'orée de leur carrière bien des patients ? Je fais allusion ici au fait que des membres de nos Sociétés ont, tout en ayant des idées qu'ils défendent avec vigueur en ce qui concerne la formation des candidats