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Une précommunication implique la concision ; cet exposé ne peut donc être qu'un aperçu schématique des réflexions théoriques nées du déroulement de plusieurs psychanalyses de patients présentant des perversions. Pour les mêmes raisons et par souci de préserver le secret de la cure, les deux exemples cliniques pouvant étayer ces idées sont résumés sous forme de simples notes qui pourront être développées au besoin dans une discussion orale entre collègues.
L'impression de confusion ressentie lors de la lecture des travaux sur le fétichisme semble relever de deux facteurs : le fait de considérer les perversions comme une entité nosographique, ce qui sera abordé plus loin et un manque de précision dans l'utilisation des termes pénis et phallus : le terme pénis doit, semble-t-il, être réservé à la définition du sexe paternel au stade génital, vécu comme partie intégrante de l'Objet total ; par contre le phallus représente le sexe du père en tant qu'objet partiel prégénital, vécu comme détachable ; il est l'équivalent symbolique du sein au stade oral, des fèces au stade anal, donc pouvant fantasmatiquement, à ce stade, être détenu par la mère (équivalent pénis-fèces-enfant). Il est désiré par l'enfant (fantasmes de grossesse) en tant qu'objet parental de puissance.
1) Les perversions ne seraient que des symptômes (actes-symptômes de J. Mac Dougall) présents dans des tableaux cliniques variés et pouvant exister de façon permanente ou survenir transitoirement chez des patients présentant des personnalités psychiques différentes ; suivant le degré d'atteinte narcissique et le niveau plus ou moins archaïque du conflit libidinal, le contexte pathologique serait plus ou moins grave. Ceci expliquerait la présence de perversions aussi bien chez des névrosés que chez des psychotiques. Les mécanismes de défense mis en jeu iraient