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Y a-t-il d'autre perversion que celle des liens, si on admet la « perversité » des « perversions », comme la seule vérité non d'un concept, mais d'une existence — des existences — qui comme telles ont droit à la psychanalyse ?
La « perversion » (les perversions sexuelles, la perversion de la sexualité) provoque et est provoquée par le racisme sexuel… dont la forme la plus dirimante est de dire que la « perversion » n'est pas analysable, ou qu' « en soi », le pervers ne se soumet pas à l'analyse. D'où la fascination « raciste » à l'égard de ces exigences « perverses », qui elles-mêmes jouent le jeu de ce « racisme » de la psychanalyse — on connaît bien, hélas, l'ostracisme positiviste des méthodologies fondées sur l'analyse des concepts.
C'est « factuel », dirait l'analyste : un vrai pervers ne vient pas à l'analyse. Faux! Pur ostracisme. Pur racisme. Le même que celui qui tente de réduire l'événement pervers à une combinatoire ou à une structure.
Les deux auteurs du rapport parisien, Ilse et Robert Barande, tentent d'échapper à cette stupide dialectique. Leurs pétitions de principe sont passionnantes ; elles méritent toute notre attention… jusqu'à certains désaccords. C'est un travail exigeant, difficile, savamment composé, savamment écrit… avec une volonté de subversion qui joue avec beaucoup de talent des antinomies conceptuelles liées à l'histoire psychanalytique de cette dimension humaine. L'antinomie conceptuelle va jusqu'à l'antilogie où réside la seule référence, conditionnelle, et nécessaire, épigénétique à notre appétit d'excitation.
Ils s'en tiennent à l'apparition, à l'innocence de l'apparition, d'un