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Dans cette communication, je décris comment un patient essaie de maintenir sa perversion, par l'érotisation de l'identification projective ; et comment, lorsque l'analyste n'entre pas en collusion avec lui, il peut commencer à considérer ses difficultés dans ses relations aux autres. L'identification projective est l'opération décrite par Klein (1946) par laquelle l'individu entre phantasmatiquement dans l'objet pour la totalité ou une partie de lui-même, dans un état d'amour ou de haine, afin de le contrôler. C'est une des formes les plus précoces de relation d'objet. Si l'on pense que les relations d'objet commencent à la petite enfance, dans la situation de nourrissement, c'est-à-dire en relation à la mère et à ses seins, on peut alors considérer que l'enfant emploie ce mécanisme précoce de développement normal, aux fins de communication et plus tard de compréhension et d'empathie. D'autre part, si des conditions anormales de haine et d'envie persistent, l'identification projective est alors employée pour dominer et contrôler l'objet. Il en résulte pour le bébé d'énormes confusions entre ce qui est bon et mauvais, entre les réalités internes et externes, le masculin et le féminin, entre ce qui est adulte et ce qui est enfant. Rosenfeld (1965) a décrit ces confusions à propos de l'homosexualité et de la schizophrénie.
Lorsque mon patient, je l'appellerai F, projette en moi certains aspects de sa personnalité, il devient sexuellement excité en fantasme inconscient. Par ses intrusions, il s'identifie à moi et érotise sa relation avec moi. Par exemple il projette en moi à la fois son besoin d'être analysé et son excitation érotique due à la projection à travers laquelle il s'identifie à moi. Il me voit alors excitée par mon besoin de l'analyser comme il est excité par ses projections. Il fait la même chose avec ce qu'il appelle ses « irritations » et il me dit alors avec excitation que je suis « irritée » contre lui. Ces confusions sont le résultat de l'identification