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La rareté des cas où, la souffrance l'emportant, le patient, protégé par une organisation perverse, vient demander de l'aide, est augmentée par la crainte d'être peu accueilli et compris par un autre ne participant pas à son activité perverse ; autre demandé et refusé de par cette organisation même1. L'importance des travaux de ceux de nos collègues qui ont étudié ces cas nous convie à la modestie2. Parmi ceux-ci, le passionnant rapport de A. Lussier nous apporte l'essentiel de la littérature psychanalytique, malgré les limitations de place qui lui ont été imposées, — et surtout une formulation théorique que nous regrettons de ne pas rencontrer plus souvent, directement issue de l'écoute selon le modèle freudien ; il permettra à chacun de préciser ses positions. Je me limiterai à quelques remarques sur la métapsychologie.
La plupart des humains intégrant les constituants de leur sexualité infantile en font un abondant usage dans leur vie amoureuse, avec un sentiment de bien-être et de bonheur. Un certain nombre d'autres, chez qui apparaît évident le primat de la génitalité, montrent cependant un appauvrissement de la relation amoureuse, limitée à une activité coïtale de décharge orgastique en partie isolée de leur personnalité et dont ils s'étonnent parfois qu'elle soit si peu liée à leur objet. Les plaisirs dits préliminaires jouent un rôle essentiel dans la vie amoureuse. Que ce soit sous cette forme, sous l'aspect de sublimations de la sexualité infantile, ou en tant qu'étayage des fonctions les plus évoluées