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Un comportement de voyeurisme-exhibitionnisme dans lequel l'organisation bipolaire de « regarder/s'exposer au regard de l'autre et au sien propre » est retrouvée, pose bien évidemment la question de ce qui est servi dans l'économie psychique par ces modes d'expression.
Est-ce l'abandon de l'accession à des positions plus évoluées, là où le plaisir est trouvé dans l'échange sexuel dit normal ? S'agit-il de régression devant le signal de l'angoisse de castration qui permet son annulation et le détournement de la dépression qui frappe à la porte ?
Est-ce retrait par rapport à l'acceptation de la régression liée au coït et par rapport au travail de conquête d'un partenaire de relation génitale ? Ou, comme cela a été soutenu, les comportements dits déviants servent à tenir à distance l'angoisse de castration, certes, mais également le vécu du danger de morcellement du corps et de l'anéantissement total ?
Lesdites « perversions » sont-elles le pôle positif d'un axe dont les névroses tiennent le pôle négatif ou font-elles souvent l'économie d'une solution psychotique ?
Doit-on les situer par rapport aux névroses ou par rapport aux psychoses ou, encore, les imaginer, peut-être, comme une toile suspendue entre névrose et psychose, sur laquelle, couché, le sujet se balance évitant ainsi toute menace de son intégrité narcissique et corporelle.
C'est en me référant au cas d'un jeune homme de 25 ans que j'essaierai d'aborder ces questions.
A 26 ans, quand il vient me voir, ce jeune homme avait fait des études classiques à l'étranger et s'occupait de cinéma. Pendant la période de ses études, il a été en traitement psychanalytique avec deux analystes et a fait le tour de visites de plusieurs psychiatres, ce qui à plus d'une reprise a débouché sur un traitement par médicaments.
Il présente ses difficultés comme « impossibilité à avoir des relations