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Ce que je n'ai pas dit : j'aurais voulu répondre à André Lussier que pour moi dans son rapport il manquait (me manquait) un quelque chose qui se trouve dans ces vers de Lamartine :
« Objets inanimés, avez-vous donc une âme Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer… »
Ce que j'ai dit (!) : je me retrouve et suis sensible à l'intervention de Noël Montgrain ; je ne suis pas certaine que dans l'intervention de Jacques Mauger il n'y avait pas la pensée que peut-être nous Québécois sommes un peu plus « néotènes » que nos collègues français, et que si cela était c'était peut-être un avantage.
Ce que j'aurais à dire après avoir lu les deux rapports, les réponses écrites et les interventions, c'est qu'en fin de compte et malgré le grand plaisir que m'ont procuré certaines rencontres, je demeure avec une immense insatisfaction, une perplexité. Ce qui me dérange, c'est l'apparente maîtrise, la grande précision théorique avec laquelle les rapporteurs et les intervenants ont parlé de la Perversion bien sûr, si tant est qu'on puisse la nommer, mais surtout de la position ambiguë et paradoxale du psychanalyste dans l'exercice de ses fonctions et je fais donc ici surtout référence au rapport d'Ilse et Robert Barande.
C'est bien beau tous ces écrits théoriques, mais à moi, dans ma pratique, au fond de mon fauteuil qu'est-ce que cela me donne puisque les seuls moments dont je voudrais parler à mes collègues, ou dont je voudrais qu'ils me parlent, ce sont mes moments d'impasse ; ces moments du jeu transférentiel où le patient me force dans mes retranchements les plus intimes, me débusque, me démasque, me laissant nue de tout système défensif et vide de toute élaboration, ces moments dans lesquels fait irruption dans le transfert quelque chose d'une réalité inélaborable pour le patient et devant laquelle le psychanalyste ne peut se dérober, se défiler, ces moments devant lesquels s'écroule toute théorie et dans lesquels si quelque chose, parole ou acte, sort du psychanalyste, c'est bie