You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dès que j'ai reçu à Amsterdam le rapport de M. et Mme Barande, j'ai réalisé qu'il se trouve, dans leur travail, quelque chose qui pouvait être de grande importance pour mon propre travail, et pouvait confirmer un point de vue que j'ai développé depuis déjà plusieurs années.
Pour vous exposer ce dont il s'agit, j'aimerais me faire connaître un peu plus. Je suis venu à votre Congrès entre autres raisons parce que je fais un séminaire sur les perversions à la Société psychanalytique hollandaise, et que j'espérais apprendre ici des choses nouvelles, ce qui s'est passé effectivement.
De plus, en raison de mon expérience personnelle, je m'intéresse beaucoup à l'étude du comportement des anciennes victimes de la guerre et de celui de leurs enfants, à la seconde génération. J'ai beaucoup étudié ce sujet et à ce propos j'ai fait plusieurs publications. Je me suis récemment aperçu que les mécanismes psychiques des pervers et le psychisme des gens traumatisés pendant ou après une guerre (celle du Viêtnam par exemple) ont beaucoup de points communs.
Les pervers dont je parle sont des personnes dont les symptômes manifestes présentent tout un ensemble de mécanismes de défense, d'un caractère particulier, dont on a déjà parlé ici à plusieurs reprises. Ces personnes se présentent comme des paranoïaques agressifs ; ils essayent le plus souvent d'atteindre leurs buts par des détours masochistes. On peut résumer leur attitude comme étant infantile, avec des défenses archaïques comme le clivage, le désaveu, sans doute pour se défendre contre la dépression anaclitique. Nous retrouvons tout cela dans le transfert tel qu'il est décrit par M. Etchgoyen (Argentine) dans l'International Journal, sous le titre « Transference perversion». Je pourrais confirmer ces observations à travers plusieurs analyses de patients pervers. Ces patients étaient le plus souvent grossiers et ne se rendaient pratiquement pas compte des intérêts d'autrui. J'ai pu observer des phénomènes analogues chez les gens tra