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Vous devez bien vous en douter : je me sens très coupable — donc pas tout à fait pervers. Je suis acculé à reconnaître quelque chose de ma perversité, étant donné que trop de mes collègues ici présents ont été témoins hier soir (dîner-dansant) du fait que j'ai plus sacrifié à mon plaisir qu'à mon devoir ! Et aujourd'hui, je réalise que je vais peut-être vous faire payer pour mon plaisir, en ce sens que mes réponses n'auront pas la clarté et le fini qu'elles auraient peut-être pu avoir si j'avais accepté la frustration en consacrant plus de temps à la réflexion.
Je ne peux répondre à tous et à toutes. Il ne s'agit pas de discrimination en vertu d'un quelconque sens des valeurs, mais d'une sélection simplement en fonction du sentiment d'avoir ou de ne pas avoir quelque chose d'un tant soit peu approprié selon le cas. L'ordre des réponses ne sera pas complètement alphabétique. De plus, ma conférence d'ouverture comprend quelques réponses.
Francisco Alvim croit qu'avec son expression bien connue « l'enfant est un pervers polymorphe » Freud prétend que les perversions sont les formes infantiles de la sexualité. Ce n'est pas là ce que je lis dans Freud. J'y vois simplement l'affirmation, oui révolutionnaire, que l'enfant présente en puissance les tendances qui peuvent devenir perversions. C'est là une des implications essentielles des tendances partielles. Alvim affirme aussi que Freud porte un jugement moral en parlant de perversions « répugnantes ». Je crois qu'il s'agit beaucoup plus d'une réaction psycho-affective que d'un jugement moral. Ce qui ne veut pas dire que Freud n'a jamais porté de jugement moral.
Dans son intervention par ailleurs intéressante, Alvim nous présente l'homosexualité comme l'une des deux solutions possibles au complexe d'Œdipe. Si je le comprends bien, il met les deux solutions sur un pied d'égalité. Je ne suis pas d'accord pour les placer sur le même plan psychologique. L'une, l'Œdipe positif et qui le reste, est une solution qui permet de dépass