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« Ranimer la relation » selon l'expression de Pierre Marty et de ce fait tenter de redonner vie au fonctionnement du préconscient, tel est l'impératif qui s'impose face à des sujets qui paraissent engagés dans un mouvement de type « dépression essentielle » gros de menaces de désorganisation somatiques — éventuellement en chaînes — que celles-ci soient déjà effectives et reconnues ou non encore clairement décelées ou même décelables. Le recours au psychanalyste et l'instauration d'une psychothérapie spécialisée, c'est-à-dire aménagée pour de tels cas, évident pour les thérapeutes que nous sommes, est cependant souvent loin d'apparaître comme tel au patient qui peut fort bien ne rien demander voire même ne se plaindre de rien, envoyé à la consultation de l'ipso par son médecin traitant ou par son entourage qu'il inquiète. C'est en effet caractéristique de cet état de dépression essentielle que d'apparaître sans objet, sans représentations, sans pensées latentes, n'entraînant ni conflit, ni lutte intrapsychique repérable et pas non plus d'affects dysphoriques dont le sujet pourrait prendre conscience et faire état. Celui-ci pourra tout au plus reconnaître une certaine baisse de son tonus de vie, notamment au niveau de ses activités maintenues au même rythme, mais qui peuvent revêtir un aspect plus mécanisé ou dévitalisé.
Il semble que quelque chose se soit éteint sur la scène mentale introduisant un temps en suspens, prélude à d'éventuelles désorganisations somatiques. Ce quelque chose qui manque, c'est ce qui donne « vie et couleur » au discours, au ton, à l'habitus des individus humains révélant une bonne perméabilité entre les instances psychiques et en particulier au sein de la première topique un bon fonctionnement du système préconscient.
Pour Pierre Marty, on le sait, il y a perte de la valeur fonctionnelle