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Au cours d'un article précédent, une étude portant sur les modifications qualitatives et quantitatives de la source pulsionnelle survenant selon la variabilité des conditions qui les accompagnent a conduit à se reposer des questions sur la nature du symptôme névrotique.
Un aspect de la mutation de l'excitation a été souligné : dans un premier temps s'organise une pensée de type animiste qui vise à identifier les objets sexuels responsables de la scène primitive. Au cours d'un temps second, la nécessité impose le deuil de ce type de pensée, la douleur morale qui en résulte devenant alors une source de coexcitation sexuelle qui cherche à faire resurgir la pensée animiste. Les avatars de cette transformation poussent à reprendre l'étude du symptôme névrotique. Le symptôme hystérique par exemple, traduction d'une résurgence dans le comportement d'un mode animique de penser conduit à préciser les raisons qui ont fait régresser la pensée à cette fixation. Cette recherche, Freud l'a constamment menée et notre propos peut sembler présomptueux. Nous trouvons cependant un encouragement à l'entreprendre en raison des apparentes fluctuations des opinions de Freud concernant les origines du symptôme : celui d'Emma2 ne prend son sens que dans l'après-coup de la puberté : elle souffre de réminiscence ; Dora3 fuit M. et Mme K… vers ses amours enfantines,