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Il n'y a rien de plus fluctuant, indécis et incertain que l'appel qu'on fait au préconscient dans l'histoire du travail théorique psychanalytique. On ne s'est jamais, à vrai dire, posé la vraie question de ce statut équivoque d'un inconscient descriptif, d'une conscience non encore actualisée, où la censure, pourtant existante, est facilement franchie ou détournée, sans que la nécessité de reconnaître l'inconscient comme tel soit déclarée inutile.
Pour la pensée « communautaire » de la psychanalyse, le préconscient représenterait cette zone mal différenciée — par Freud en premier — qu'on appelait facilement sub-conscient.
Le « structuralisme » psychanalytique a paru — très artificiellement — clarifier la question. L'inconscient n'est inconscient que lorsque le système inconscient, en tant que système est reconnu en tant que système. Suprême rusé de la « Conscience » en effet à laquelle les « inconscientialistes » n'ont même pas réfléchi !
A confondre le systémique, le topique avec le systématique (qui n'est qu'une attitude morale), on est vite piégé et on piège la psychanalyse en la réduisant à un freudisme académique. Reste que le domaine du préconscient a toujours tendance à demeurer, depuis la première topique, une terra incognita.
Freud avait cependant mis en alerte notre écoute : si la censure entre Préconscient et Conscient était faible, c'est que le préconscient représentait le lieu psychique de l'association représentation de chose — représentation de mot. On peut, certes, critiquer ces relents associationnistes de « représentations de… (mot ou chose). Le psychologisme de Taine ou de Renan est encore là présent, ou la psychiatrie positiviste. Il n'empêche, cependant, qu'à l'inconscient est dévolu, selon Freud, ce qui n'est pas du langage et ne peut l'être — de droit et de fait — alors que ce qui du langage peut être représenté (?) se donne au seul préconscient, ce qui veut dire que le langage dans sa dynamique représentative (son économique aussi) est déjà une «