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Devant l'éclectisme des thèmes abordés dans les trois premiers numéros de l'International Review de 1982, nous avons choisi de traiter d'une question épistémologique abordée dans deux articles : celui de P. Fonagy, « The integration of psychoanalysis and experimental science : a review », et celui de G. E. Warme : « The methodology of psychoanalytic theorizing : a natural science or personal agency model ? » Il s'agit là de se demander si la psychanalyse est une science, si elle est constituée suivant le modèle empirique des sciences de la nature ou si elle relève d'un modèle différent ou des deux conceptions.
Aux Etats-Unis, après toute une période de positivisme où les tentatives de valider la psychanalyse ont fleuri, surgissent de nouvelles tentatives de validation en même temps qu'une optique radicalement différente bien qu'issue de la Psychologie du Moi : le refus de faire de la théorie analytique une science fondée sur les anciennes bases et la tentative de promouvoir une alternative à la métapsychologie, une science « humaine », relevant d'une « instance personnelle ».
P. Fonagy propose un résumé des tendances expérimentalistes, tandis que Warme discute de l'opportunité de deux modèles.
A travers ces discussions, c'est l'existence de la métapsychologie et la place qu'elle occupe qui sont en cause ainsi que le projet hartmanien de faire de la psychanalyse une psychologie générale. Les diverses positions des analystes semblent provenir de réponses à des critiques aussi bien extérieures qu'intérieures à son champ propre.
Du côté des critiques externes, l'auteur note la critique de la scientificité de la cure, expérience privée, et le manque de qualité d'une théorisation envahie par les anthropomorphismes et les analogies.
Face à ces accusations, certains psychanalystes tentant de se situer sur le terrain scientifique ont voulu prouver la validité de la psychanalyse grâce au critère d'efficacité thérapeutique qui justifierait les thèses majeures. Mais toute idée de su