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Cet ouvrage, paru peu après le décès de Charles-Henri Nodet, est un recueil de testes destinés à des lecteurs assez divers, mais une part importante s'adresse directement aux psychanalystes et a fait l'objet d'une publication dans la Revue française de Psychanalyse.
Les autres textes s'adressent à un public peu ou diversement au courant de la psychanalyse, mais susceptible d'avoir à en connaître à des titres divers : milieux religieux, patients ou auxiliaires éventuels du psychothérapeute, intérêts culturels, etc.
Entre une adhésion soutenue et poursuivie à la psychanalyse et sa fidélité à sa position religieuse, Nodet occupait au départ une situation difficile : le début de sa carrière coïncidait avec une époque à laquelle la psychanalyse provoquait à la fois la méfiance des milieux religieux et spiritualistes et celle des partisans d'un organicisme neuro-biologique se voulant rigoureusement moniste. Ses écrits montrent ses efforts pour convaincre les premiers de l'efficacité du point de vue analytique aux fins de comprendre et de résoudre les difficultés psychologiques — même à l'égard de certains problèmes interférant avec des questions d'ordre religieux — rencontrées dans sa pratique et pour défendre, contre le matérialisme des seconds, les valeurs culturelles et spirituelles, en s'opposant à la réduction de ces valeurs à leur seule genèse à partir des tendances instinctuelles.
Comme le montre ce livre, c'est à cela, joint à l'exercice éclairé de sa pratique, qu'il appliqua la vigueur de sa pensée et de son argumentation.
La première partie, consacrée à la rubrique « Religion », commence par un chapitre sur « Freud et la religion »2, dans lequel Nodet étudie les positions et les oscillations de la pensée de Freud relatives aux valeurs culturelles — notamment artistiques —, spirituelles, morales, intellectuelles, et à la liberté ainsi qu'à la religion. Partant de ce que Freud fonde ces valeurs, chez l'artiste notamment, sur les « aspirations instinctives en lui agiss