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« Pulsion de mort ? Seulement mort (damage) de l'individu. »
Freud n'aura sans doute jamais oublié le traumatisme de l'effondrement de sa neurotica, que seuls son auto-analyse et le coup de génie renversant la réalité traumatique en réalité psychique auront sauvé du désastre. Même alors, jusqu'à la fin, et quelle qu'en sera la dialectique et ses oscillations, il n'aura pu échapper à la « question du dehors et du dedans »1 pour traquer le traumatisme fondateur d'avant-coup en avant-coup, toujours plus arrière, dans la phylogenèse, voire dans le surgissement de la vie. Le cadre et la finalité même de la cure l'y avaient contraint, fondés sur l'omnipotence de l'analysant et l'analyse du transfert. Seuls y échappaient peu ou prou la névrose traumatique, la névrose narcissique et la psychose, la première par définition, la seconde de par le rôle structural dévolu à la perte de l'objet aimé, la troisième de par l'absence de transfert2.
Inhibition, symptôme et angoisse marque un moment clé dans cette élaboration. Le traumatisme y est certes reconnu à travers la Hilflosigkeit, l'angoisse pointée comme liée au risque de la perte de l'objet (ou du pénis, ou de l'amour) qui, présents, la font disparaître, mais pour autant qu'il s'agit déjà d'un déplacement contre-investissant le danger de l'excitation interne. Ce sont donc les poussées pulsionnelles qui deviennent les conditions du danger extérieur, et, par suite, très dangereuses elles-mêmes. Quant au danger extérieur (réel), « il doit avoir subi une introjection, pour pouvoir devenir important au regard du moi ». Dès lors, danger intérieur et danger extérieur « convergent »,