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Ce travail, qui a été présenté au Colloque de Deauville (1982) sur l'interprétation, tente de faire « jouer » l'opposition construction, interprétation telle que la suggère l'article de Freud « Constructions en analyse »1. Il est un complément à l'article que j'ai publié dans le numéro que la Revue française de Psychanalyse a consacré en 1982 au thème « Technique ou pratique »2 et auquel je me permets de renvoyer le lecteur.
Cet « oubli » de Freud m'est apparu important, car symptomatique d'une vacillation de la théorie de la cure ; cependant de nombreux collègues se sont inscrits en faux quant à l'existence même de cet « oubli ».
Le Coq-Héron3 en son n° 88 a publié précisément l'intégralité de l'échange épistolaire entre Freud et Ferenczi qui avait précédé la célèbre circulaire de 1924 où j'ai cru pouvoir relever cet oubli. Là encore, je renvoie le lecteur intéressé à une étude approfondie de ces lettres (ainsi que de l'article fort utile de Ilse Grubrich-Simitis qui les présente). Car je n'en retiens ici que quelques points qui viennent confirmer mon hypothèse.
L'oubli de Freud serait celui-ci : dans la circulaire de 1924 destinée à exprimer son point de vue dans le grave conflit suscité au sein du Comité par la publication presque simultanée de deux ouvrages4, Freud reconnaît aux deux auteurs le mérite d'avoir conféré à la répétition agie — et à l'erlebnis — un rôle éminent dans la cure, alors que lui, Freud, l'aurait envisagé comme un accident indésirable, notamment dans « Remémorer, répéter, élaborer ». Comme cet article ne contient rien de tel, et confère bien au contraire à la répétition une place aussi centrale