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« Quelle créature immonde je suis d'avoir des sensations voluptueuses dans mon sexe alors que mes Parents que je vénère n'utilisent ces organes que pour avoir des enfants. »
Original, tourmenté, fécond, « Grand Vizir » secret élu de Freud, Sandor Ferenczi n'a pas fini de nous fasciner. Fascination qui effraie, paralyse, stimule, étonne, désoriente, attache, séduit. Le lecteur qui ne connaît ni la langue hongroise ni la langue allemande, n'a pu accéder que très progressivement à la totalité de son œuvre, malgré d'importantes et précieuses contributions d'auteurs figurant dans les notes bibliographiques du présent article.
La parution d'un journal tenu par Ferenczi en 1932 ainsi que l'intégralité de sa correspondance avec Freud et des lettres circulaires du « Comité secret » est annoncée dans la préface du dernier tome de ses Œuvres complètes (publié tout récemment en 1982). Nous ignorons par conséquent bien des éléments qui permettraient un éclairage nouveau de la relation entre ces deux hommes.
Aussi la démarche actuelle : cerner l'un des aspects de son transfert négatif resté inanalysé par le fondateur de la psychanalyse, peut paraître audacieuse, critiquable et pour le moins prématurée.
Le présent texte est donc à considérer en tant qu'ébauche qui s'est tramée à partir de certaines données biographiques, de fragments de