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Le lecteur français se félicite d'accéder à la totalité des écrits psychanalytiques de S. Ferenczi grâce à l'application et au soin de J. Dupont et de ses collaborateurs1. Il peut désormais connaître les lettres de S. Ferenczi à G. Groddeck. Margaretha Honegger, exécutaire testamentaire de G. Groddeck, adressa cette correspondance à Michael Balint en 1968.
Avec lucidité la préfacière J. Dupont évalue les réticences qu'une telle publication ne manque pas de susciter, accrues du fait de l'absence à deux lettres près de celles que Ferenczi recevait de son correspondant mais ne conserva pas : « Une correspondance, note-t-elle, n'apporte pas seulement des révélations et des éclaircissements. Elle apporte aussi de nouveaux problèmes, de nouvelles sources d'erreurs. Une lettre implique une relation entre deux personnes dans un moment donné et en des circonstances bien précises. » On peut en trouver le parangon dans son analyse de l'article de Ferenczi de 1911 pour promouvoir une Association psychanalytique internationale alors même qu'il prévoit ce qu'elle apportera en illustrations de « la pathologie des associations »!
Que penser en effet de l'interception d'un courrier autre que celui d'un écrivain, en cela complice avec la postérité qu'il se souhaite ? Gisella Ferenczi, ne disposant pas des lettres de G. Groddeck, reconnaît là un trait de conduite de Sandor, le taxe de « brouillon » — pour soulager la déception de sa correspondante, la veuve de Groddeck (?) (p. 49). Un commentaire suggère qu'il pourrait bien s'agir d'une « destruction intentionnelle » par Ferenczi pour dérober des réponses