You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Voici un livre qui nous a intéressé par l'étonnante multiplicité des domaines culturels qu'il traverse et les différents points de vue méthodologiques qu'il témoigne.
L'auteur a su captiver notre intérêt par la richesse de ses sources littéraires, savantes et populaires, iconographiques même si ces dernières sont limitées par la contrainte commerciale.
Le drolatique et l'inquiétant du mythe de « l'Homme enceint » va témoigner de l'histoire, essentiellement de l'Europe du Moyen Age, et de l'affirmation de certains aspects du christianisme comme référence culturelle.
La préface est assurée par Jacques Le Goff, son ami. Roberto Zapperi est défini par Jacques Le Goff comme un anthropologiste historien dont l'originalité est de rendre compte à travers l'analyse d'un mythe, l'évolution d'une société. Le mythe de l'Homme enceint va trouver dans la société chrétienne, depuis la féodalité, XIe siècle, à l'époque moderne, révolution industrielle, un renouveau qui nous donnera un éclairage particulier sur les rapports Homme-Femme-Pouvoir.
En fait, comme nous le savons, le mythe de l'Homme enceint est aussi ancien que la naissance des sociétés humaines, car les mythes sont des élaborations psychiques collectives qui répondent aux nécessités sociales et historiques du groupe ; ils ont une profonde résonance pour l'individu, mais ils ne sont pas à confondre avec les productions psychiques individuelles, même si celles-ci les ont toujours alimentés.
Les écrits de Freud, l'expérience clinique psychanalytique nous l'ont montré, mythe, art, religion, permettent à chaque individu appartenant à un groupe de trouver assez de satisfactions psychiques pour faire face à l'angoisse et élaborer la dépression.
L'auteur veut nous montrer comment le mythe de la naissance d'Eve, repris au XIe siècle en Europe, médiatise la représentation du pouvoir telle que le christianisme l'impose à la famille, et par là même à la société.
Cette thèse a l'intérêt de permettre une moisson de renseignements stimulants