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Au début de cette année, Henri Vermorel, au nom de la rédaction de la Revue française de Psychanalyse, m'a demandé — à la suite de la publication des nouvelles traductions des Essais de Psychanalyse chez Payot — de consacrer un article au problème de la traduction des œuvres de Freud dans notre langue. Comme, dans mon esprit, cette demande concernait aussi les autres membres d'une équipe très soudée, travaillant sans défaillance depuis plusieurs années, je la lui ai soumise. Tous les cinq, nous fûmes unanimes à reconnaître l'immensité de la tâche et l'impossibilité de la mener à bien, collectivement, dans un délai assez court. Nous avons donc décidé de la partager. Il en est résulté un triple article, chacun assumant la responsabilité de son texte, mais en ayant toutefois bénéficié des discussions qui accompagnent tout travail collectif. Le sujet n'en est pas épuisé pour autant, car nous n'abordons ici que trois points : l'histoire de la traduction française de Freud, par André et Odile Bourguignon ; quelques spécificités de la traduction de l'allemand en français, par Pierre Cotet et Alain Rauzy ; et, à partir du texte freudien, le dévoilement des subjectivités de la langue allemande — qui transcendent toute signification lexicale — telles que peut les percevoir un lecteur français, par Janine Altounian.
A. B.