You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans sa discussion sur les relations entre les mots d'esprit et les rêves, Freud évoque les « raisons subjectives » qui l'ont conduit à étudier « la question des mots d'esprit »2. En fait, en lisant les épreuves de L'interprétation des rêves à l'automne 1899, Wilhem Fliess avait reproché aux rêves de contenir trop de mots d'esprit. Cet épisode avait déjà été mentionné dans une note de la première édition de L'interprétation des rêves3; mais nous pouvons maintenant le dater très exactement, car nous avons la lettre dans laquelle Freud répond aux reproches de Fliess. Elle fut écrite à Berchtesgaden le 11 septembre 1899, alors qu'il mettait la dernière main à son livre ; dans cette lettre Freud l'informait de son intention d'expliquer ce fait curieux que représente la présence dans les rêves de l'équivalent des mots d'esprit4.
Sans aucun doute cet épisode poussa Freud à s'intéresser de plus près au sujet ; mais il ne peut certainement pas avoir été à l'origine de son intérêt pour celui-ci. De nombreux indices montrent qu'il avait le sujet en tête depuis plusieurs années. Le simple fait qu'il avait une réponse immédiate à la critique de Fliess le montre bien ; et cela est confirmé par la référence au mécanisme des effets « comiques » qui apparaît un peu plus loin dans L'interprétation des rêves5 et qui annonce