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«… lorsqu'on rencontre le comique sur sa route on peut le goûter seul. Dans le cas du mot d'esprit, au contraire, la communication s'impose ; le cycle psychique de la formation de l'esprit ne semble pas se clore sur l'inspiration du mot d'esprit ; il subsiste encore un quelque chose qui, dans la communication du mot d'esprit, cherche à parfaire le cycle de ce processus inconnu. »
Ce passage, extrait du Mot d'esprit1, que je cite en exergue de ces brèves remarques, oriente l'attention sur un facteur essentiel non seulement pour une compréhension authentique du Witz mais aussi pour celle de l'efficacité de l'intervention analytique. Facteur énigmatique, pour une part, mais dont il est suggéré que le mystère pourrait s'éclairer par une meilleure connaissance des marges obscures de la communication. Facteur qui nous renvoie donc à la dimension ombilicale des processus psychiques telle qu'elle était pour la première fois indiquée dans L'interprétation des rêves. Livre clé dont on sait que le vaste et méthodique essai de 1905 représente comme la pierre de touche et offre une démonstration de la validité et de l'applicabilité des lois du fonctionnement mental, en dehors du domaine onirique et de la psychopathologie. Démonstration forte, convaincante, mais parfois imprégnée d'obsessionnalité et non dénuée de quelque lourdeur; si bien qu'on est d'autant plus sensible aux émergences de l'intuition et aux expressions de la sensibilité pure à l'inconscient dont les lignes que j'ai citées sont un exemple.